- Régine Vandamme
- 26 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 juin
Le week-end de la Pentecôte, c'était Atelier. Il paraît que plus personne ne sait trop à quoi se rapporte ce lundi férié qui commémore, cinquante jours après Pâques, la descente de l’Esprit Saint sur la tête des apôtres sous forme de langues de feu.
J’en ai profité pour intituler l’atelier que j’animais à Howardries — charmant petit village transfrontalier hennuyer où la langue vernaculaire est le picard, à un jet de pierre de la France, berceau du français académique, non loin de la frontière linguistique qui, en Belgique, n’est jamais loin —, « Dis-moi quelles langues tu parles, je te dirai qui tu es » et décliner la thématique des langues à l’envi.
Comme toujours quand je prépare un atelier, j’aime laisser ma curiosité creuser très profond les thématiques que je choisis, ce qui m’emmène loin, très loin. Je ne suis jamais déçue du voyage car les découvertes que je fais à la faveur de mes recherches en bibliothèque (dans la mienne, dans celles que je fréquente) me procurent surprises et joies, ingrédients positifs incontournables que je partage allègrement avec les ateliéristes qui fréquentent mes ateliers.
Ce nouvel atelier a été de l’avis des participant.es une réussite:
Un moment hors du temps où je me sens accueillie.
J’ai eu beaucoup de plaisir à me plier aux propositions d’écriture riches, variées et ouvertes.
Quel week-end léger et joyeux !
Je me suis sentie autorisée à utiliser des mots que je n'avais jamais osé écrire.
Toutes les propositions d’écriture m’ont plu.
Je pars content avec plein de résolutions que malheureusement je ne tiendrai pas.

Pendant deux jours, nous avons traversé des langues et des langages multiples : celles et ceux des animaux, de nos vieux vêtements, des machines, de la poésie, des personnages de romans, etc.
Comme la maison où se déroulait l’atelier est adossée à un bois, on a braconné des mots trouvés dans des livres, dans le fond du jardin, dans une cour de ferme abritant une marchande de glaces et les poèmes & textes qui ont été bricolés avec eux avaient une saveur de fraise et d’enfance, mais pas que.
Enfin, pour clore ce week-end productif, nous nous sommes arrêté.es sur quelques vocables pour alimenter le «Tribunal de la langue» (initiative réjouissante du magazine «Papier Machine»), en dénonçant quelques abus et dérives à verser au grand procès de la langue française.



